Toulouse Le jardin de l’équilibre
Aménagement paysager et écologique du site de l'Arsenal de l'Université Toulouse Capitole
« Partir des usages (commoditas), sauvegarder le vivant (soliditas) et trouver une écriture en lien avec l’architecture (voluptas). »
En 2025, l’Université Capitole libère enfin son parvis du stationnement et lance un concours pour créer un parc à la hauteur de son architecture des années 70 et des 20 000 usagers quotidiens. Classé premier, notre projet s’inscrit dans une démarche holistique fondée sur les trois piliers vitruviens : l’usage (commoditas), la durabilité (soliditas) et la beauté (voluptas).
Dès le départ, nous avons donné la priorité aux usages en organisant des ateliers avec étudiants, enseignants, personnels et riverains. Ce travail participatif a révélé les flux, lignes de désir et polarités à créer : espaces de travail, zones de détente, lieux de représentation, entrée prestigieuse, parvis vivant devant la bibliothèque. Un paseo ceinture l’université, structure les déplacements et ouvre le campus sur la ville.
Sur le plan écologique, notre projet reste sobre : réemploi d’éléments existants, matériaux perméables, ambiance fraîche, même en période de chaleur. Avec Hekladonia, William et Darroch Moore, et Ideia, nous avons conçu une stratégie de régénération des sols, de gestion douce des eaux et de renforcement des continuités écologiques.
Côté esthétique, nous avons longuement cherché la bonne expression : jardin à l’anglaise, ordonnancé ou juste « naturel »... Aucun ne répondait vraiment à la singularité du lieu. Puis, soudain, un croquis de travail a fait surgir l’évidence. Il évoquait un tableau de Kandinsky, où courbes, cercles et lignes dialoguent avec force. Ce dessin a structuré le projet global, en résonance directe avec l’architecture remarquable des années 70. Cette recherche de dialogue se prolonge dans les détails : bancs, passerelles, lignes de briques et de béton inspirés des façades. Les fontaines, pensées par Bruno Ledur, font délicatement bouger les disques colorés de Sophie Balas, dans une quête d’équilibre sensible. Ses sculptures marquent l’entrée du site.
Ce jardin incarne un équilibre entre usages, écologie, ville et art. Nous proposions même d’y inscrire les savoirs de l’université pour en faire un paysage d’apprentissage.
Notre offre, pourtant financièrement prudente, a réuni de nombreux experts. Une ambition jugée trop haute par la maîtrise d’ouvrage, qui visait plus modeste. Ce décalage, non négocié, nous a coûté ce projet que nous rêvions, en voisins, de cultiver.
Marché public de maîtrise d'Œuvre
D’une Ville à l’Autre (mandataire), IDEIA VRD, PAILUM, HEKLADONIA, BLD WATERDESIGN, ATELIER DE L'ARBRE
Superficie : 8 230m²
Prix global forfaitaire
Concours : 2025
© Documents graphiques DVA, Atelier 2bis, Mathieu Blanc (pers)














