• Helsinki La ville archipel mercredi 8 janvier 2014

    Trouver une ville au monde où il est possible de déplier son vélo tout juste sorti des soutes de l’avion et rejoindre le centre-ville, en se guidant au soleil à travers les bois, en s’arrêtant boire un jus dans une ferme, en passant devant des jardins partagés sans la moindre clôture, en découvrant un cimetière au milieu des arbres et sans croiser le moindre immeuble, sans percevoir les axes autoroutiers.
    Si la ville hypertexte ( Asher 2004) devait chercher un modèle, je me demande si ce n’est pas ici qu’il faudrait aller le chercher.
    Les parcours pour les voitures, les vélos ou les piétons sont des voyages à travers une nature étonnamment préservée (ah la chance d’avoir une telle forêt !), le tout desservi par un maillage de bus particulièrement efficace.
    Les lieux que ces fils relient n’affichent pas, avec autant de force qu’ailleurs, leur disparité sociales. Rares sont les endroits qui sembleraient avoir été abandonnés.
    Rêve d’une ville de la mobilité, d’une ville iso tropique (Secchi et Vigano 2010) qui, chez nous, semble bien difficile à imaginer tant nos histoires urbaines ne nous y avaient pas préparés et tant nos espaces de l’entre deux ont été remplis sans le moindre discernement nous laissant aujourd’hui des nappes urbaines de plus en plus difficiles à traverser.


    > Voir aussi Rotterdam, la ville des flux est vivable

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    Helsinki L’attention aux lieux mardi 7 janvier 2014

    Trop souvent la qualité de l’espace public passe par des détails que l’on ne perçoit pas.

    Il faudrait jouer de comparaisons pour faire comprendre les enjeux en œuvre.

    C’est cette régularité dans la qualité des aménagements qui est tout à fait singulière à Helsinki pour qui veut bien y porter attention.

    Le plus souvent c’est ce qui n’a pas était ajouté qui est ce qui donne la qualité de cette agglomération.

    Là où nos services techniques développeraient tout leur zèle pour mettre des bordures en béton, des barrières, multiplieraient les type de revêtements et fleuriraient coûteusement les giratoires, leur alter ego finlandais font au plus simple.

    Un simple tapis d’enrobé au milieu d’une prairie, un chemin en stabilisé sans aucun élément ajouté …

    Simple mais qualitatifs tels ces bordures en granit que l’on ne remplace pas, une fois le centre-ville passé, par une vulgaire bordure préfabriquée. Elles jouent leur rôle de fil d’Ariane traversant l’ensemble de l’agglomération.

    Regardez les bas-côtés de cette voie rapide et l’aménagement de la bretelle d’accès qui devient, par des motifs plantés extrêmement simple, un élément du paysage.

    Et ici, cette « entreprise » qui se pose, dans l’herbe, en bordure de voie sans la moindre barrière, sans le moindre terrassement, sans la moindre zone de stockage ou de stationnement.

    Repensez à ce que sont nos voies dès que vous vous éloignez du centre, à nos entrées de ville.
    Le souci de l’espace public est constant et partagé par tous.


    > Voir aussi Vallée de Chur, les ingénieurs aussi aiment leur territoire

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  • Augustenbörg (Suède) En toute discrétion lundi 6 janvier 2014

    À Malmö c’est l’éco quartier qui occupe l’attention. Il donne surtout le sentiment d’une sorte de showroom pour foire expo.

    Non à Malmö, ll vaut mieux revenir dans les faubourgs pour découvrir l’opération d’Augustenbörg.

    Une restructuration d’un grand ensemble des années 60.

    Ou comment le paysage peut transfigurer un lieu.

    Cette cité, sans être effrayante, était d’une grande austérité. On s’y ballade aujourd’hui avec autant de plaisir que si l’on se promenait dans le cœur d’un quartier ancien pittoresque.

    Sans démolition, ni intervention lourde cette révolution s’est faite à travers la mise en place d’un paysage étonnant s’appuyant sur le chemin de l’eau qui a su créer tout une série de lieux, de clairières, d’espaces poétiques sans remettre en cause l’unité du quartier.

    Les rez-de-chaussée ont été protégés et mis à distance sans tomber dans la fermeture et la résidentialisation.

    Des espaces communs (laveries …) ponctuent l’espace et créent autant de petits lieux singuliers.

    Les équipements (l’école notamment) sont intégrés à la composition et participe à son animation.

    Rien de spectaculaire et pourtant une des expériences en Europe des plus concluantes.

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